• Emile Bernard nous parle de son cas.

     


    En effet, ces dernières années, les apiculteurs ont remarqué qu'une grande partie des ruchiers disparaissent. Les abeilles ont toujours su se protéger contre les agressions extérieures, grâce en particulier aux phéromones d'attaque et de défense. Des recherches ont été effectuées sur ces différentes phéromones et deux sortes ont été identifiées : la 2-heptanone (de la famille des Cétones),  l'acétate d'isoamyle (de la famille des Esters), qui mettent en alerte la colonie entière à l'approche d'un danger. Cependant, le réchauffement climatique provoque un contre-effet sur les phéromones, leur production chez la reine en est retardée. Les faux-bourdons s'accouplent avec la reine pendant l'été, mais le changement de température dissuade la reine de créer de la chaleur, elle ne créé donc pas de phéromones nécessaire à la séduction. La production des phéromones est ainsi repoussée à la saison suivante. Les abeilles travailleuses, qui assurent l'isolation de la ruche pendant l'automne, sont appelées par la reine trois mois trop tard, se serrent contre elle, sans isoler la ruche qui reste sans protection contre le froid. Les fleurs ne produisent plus de nectar pendant l'automne, la récolte est conséquemment arrêtée, ainsi  les faux-bourdons sont tués pour préserver les réserves de nourriture. Or, ils sont indispensables à l'accouplement de la reine, elle doit donc attendre la naissance de nouveaux mâles. De plus, la  ruche étant mal isolée, certaines abeilles meurent de froid et les réserves de nourriture sont au plus bas. A long terme, la chute du taux de natalité enclenchée met fin à la colonie.

    Les phéromones ne suffisent donc plus face au réchauffement climatique.

     


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